Un climat de mécontentement grandissant secoue actuellement les rangs du Corps d’Intervention de Maintien d’Ordre (CIMO). Plusieurs agents expriment leur désaccord face à des décisions récentes visant à interdire le port de cagoules ainsi que les tresses pour les hommes au sein de l’unité.
Selon des sources internes, ces mesures auraient été justifiées par la hiérarchie au nom de la discipline, de l’uniformité et de l’image professionnelle du corps. Toutefois, une partie des agents considère ces restrictions comme excessives et déconnectées des réalités opérationnelles.
La question du port de la cagoule
Pour certains membres du CIMO, la cagoule ne relève pas d’un simple accessoire vestimentaire. Elle est perçue comme un élément de protection, tant sur le plan sécuritaire que personnel, notamment lors d’interventions sensibles. Des agents estiment que son interdiction pourrait exposer davantage leur identité et les rendre vulnérables à d’éventuelles représailles.
D’autres, en revanche, soutiennent que l’encadrement strict de l’équipement participe à une meilleure identification des forces sur le terrain et à une plus grande transparence vis-à-vis du public.
Les tresses pour les hommes : un débat sur l’apparence
La décision concernant l’interdiction des tresses pour les hommes suscite également de vives réactions. Certains agents dénoncent une mesure qu’ils jugent discriminatoire et attentatoire à la liberté individuelle, estimant que la coiffure ne compromet ni leurs compétences ni leur efficacité professionnelle.
Pour la hiérarchie, ces choix relèveraient d’une volonté d’harmonisation de la présentation physique, considérée comme un pilier de la discipline et de la cohésion au sein des unités d’intervention.
Un responsable désigné
Dans les discussions internes, plusieurs agents indexent le commissaire divisionnaire Jacques Ader comme étant à l’origine de ces décisions. Aucune communication officielle ne confirme toutefois cette responsabilité personnelle. Jusqu’à présent, la direction n’a pas publié de déclaration détaillant les motivations précises de ces nouvelles règles.
Vers un dialogue
Face à la montée des frustrations, des voix appellent à l’ouverture d’un dialogue entre la hiérarchie et les agents afin d’apaiser les tensions. Certains estiment qu’une concertation permettrait de trouver un compromis entre les impératifs disciplinaires et les préoccupations du personnel.
En attendant une éventuelle clarification officielle, le malaise persiste au sein du Corps d’Intervention de Maintien d’Ordre, révélant un débat plus large sur l’équilibre entre autorité, image institutionnelle et libertés individuelles dans les forces d’intervention.
Rulz Rudy Eveillard




