Cap-Haïtien : la DINEPA doit des explications à la population

Cap-Haïtien : la DINEPA doit des explications à la population

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Des engagements qui suscitent des interrogations

La Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA) avait annoncé qu’après l’installation des conduites d’eau, les rues du Cap-Haïtien seraient entièrement réhabilitées. Pourtant, la situation observée aujourd’hui sur le terrain semble être en décalage avec ces engagements.

Dans plusieurs quartiers, les chaussées remises en état présentent des réparations jugées incomplètes, irrégulières et, selon de nombreux citoyens, éloignées des standards attendus pour un projet financé avec l’appui de partenaires internationaux.

Une population qui réclame des résultats

Les habitants s’interrogent sur la qualité des travaux réalisés et sur l’utilisation des ressources investies dans ces infrastructures publiques.

Au-delà des annonces, la population attend des routes durablement réhabilitées, des travaux conformes aux normes techniques et une gestion rigoureuse des fonds mobilisés.

La responsabilité des autorités concernées

Sous la direction du directeur général de la DINEPA, l’ingénieur Théophil Ostinvil, et sous la supervision régionale de l’OREPA Nord assurée par l’ingénieur Pierre Bernadin Poisson, plusieurs citoyens estiment qu’il est légitime de demander des explications sur :

  • la qualité des travaux réalisés ;
  • le respect des normes techniques ;
  • le contrôle des entreprises chargées des chantiers ;
  • le suivi des projets financés par les partenaires.

Le silence des autorités municipales

Les critiques formulées par une partie de la population soulèvent également des interrogations sur le rôle des autorités municipales.

Qui veille au respect des obligations contractuelles des entreprises? Qui défend les intérêts des habitants lorsque les travaux sont jugés insatisfaisants?

Eau potable et infrastructures : deux priorités indissociables

L’amélioration de l’accès à l’eau potable constitue une priorité essentielle pour le développement de la région. Toutefois, cet objectif ne devrait pas se faire au détriment de la qualité des infrastructures routières.

Les citoyens du Cap-Haïtien souhaitent bénéficier à la fois d’un meilleur accès à l’eau, de routes correctement réhabilitées, d’une gestion transparente des fonds publics et internationaux ainsi que d’une reddition de comptes de la part des institutions impliquées.

Redaction
Radio Uni FM

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