Ce dimanche 21 décembre 2025, un incendie a complètement détruit l’abri provisoire installé à l’École nationale République de Colombie, sur la route de Bourdon à Port-au-Prince. Le site accueillait depuis plusieurs mois des familles déplacées venant de quartiers comme Solino, Nazon et Delmas 24, fuyant la violence des gangs et la montée de l’insécurité dans la capitale.
Selon les témoins présents sur place, le feu s’est propagé très rapidement, réduisant en cendres les abris de fortune et les rares biens des habitants : vêtements, documents personnels, nourriture et ustensiles. Pour l’instant, aucun décès n’a été confirmé, mais les pertes matérielles sont totales.
Ces familles, déjà fragilisées par des mois d’errance et d’incertitude, se retrouvent une nouvelle fois sans logement ni ressources. Pour beaucoup, il s’agit d’un traumatisme supplémentaire après avoir déjà perdu leurs maisons ou avoir été contraintes de fuir leurs quartiers. Les enfants et personnes âgées sont particulièrement vulnérables face à cette situation, qui accentue leur précarité et leur exposition aux conditions difficiles de la vie urbaine.
Cet incendie met en lumière la vulnérabilité des abris temporaires à Port-au-Prince, souvent construits de manière précaire et dépourvus de mesures de sécurité adaptées. Les habitants du site de Bourdon, témoins de la rapidité et de la violence du sinistre, sont désormais confrontés à une nouvelle étape d’incertitude et de difficultés.
Jean Yourry ATOUT, Uni Fm




