À carrefour Gérald bataille, un des carrefours les plus fréquentés de la capitale, la confiance dans l’autorité policière semble vaciller. D’après des informations recueillies par Lune’Actus, plusieurs conducteurs dénoncent des pratiques d’extorsion commises par certains agents : fausses contraventions, menaces de retenir des permis sans justification et demandes de paiement immédiat. Ce qui devrait être un contrôle routier légal se transforme, pour certains, en négociation forcée au coin de la rue.
Entre Gérald bataille, Caradeux et Delmas 33, ces comportements répétés alimentent l’impression que l’autorité policière se confond avec la prédation, que l’uniforme devient un instrument de pression plutôt qu’un symbole de protection. Des pratiques qui rappellent, dans leur logique, celles de groupes armés, la seule différence étant que ces agents portent l’uniforme.
La Police Nationale d’Haïti compte pourtant de nombreux hommes et femmes dévoués, travaillant avec courage et discipline. Mais le comportement déviant d’une minorité, s’il n’est pas sanctionné, peut suffire à fissurer toute l’institution et à miner la confiance du public, déjà fragilisée par le contexte national.
Face à cette situation, le haut commandement de la PNH doit réagir sans délai. Il est urgent de rappeler à tous les agents que l’uniforme est une responsabilité, non un passe-droit. Des mesures fermes sont nécessaires pour protéger les citoyens contre les dérives internes, restaurer la crédibilité de l’institution et réaffirmer le rôle de la police comme pilier de stabilité et de sécurité dans le pays.
Lorsque ceux qui sont chargés de faire respecter la loi s’en écartent, il revient à l’institution et à sa direction de ramener la justice au centre de son action, avec rigueur et transparence.
Jean Yourry ATOUT, Uni Fm




