Ouganda : la loi Anti-Homosexuality Act intensifie la répression contre la communauté LGBTQ+

Ouganda : la loi Anti-Homosexuality Act intensifie la répression contre la communauté LGBTQ+

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Depuis la signature en mai 2023 par le président Yoweri Museveni de l’Anti-Homosexuality Act, la situation des personnes LGBTQ+ en Ouganda est devenue extrêmement préoccupante. Cette loi, classée parmi les plus sévères au monde, ne se limite pas à la prison : elle prévoit la peine de mort pour certaines situations qualifiées d’“homosexualité aggravée”, incluant les relations avec des mineurs, des personnes en situation de handicap ou vivant avec le VIH/SIDA. Toute relation sexuelle entre personnes du même sexe est passible de prison, et jusqu’à 20 ans d’emprisonnement sont prévus pour ceux accusés de promouvoir ou défendre les droits LGBTQ+, y compris les journalistes et les organisations.

Malgré les pressions internationales et les sanctions économiques, les autorités ougandaises restent inflexibles. Le 24 février 2026, la police a arrêté deux femmes simplement pour s’être embrassées en public, illustrant la sévérité de la loi et la menace permanente qui pèse sur la communauté. Ce climat de peur est renforcé par des dénonciations entre voisins et des cas de chantage, et il risque de compliquer la lutte contre le VIH, car beaucoup de personnes craignent désormais de chercher des soins médicaux.

Même si aucune peine de mort pour homosexualité n’a été exécutée depuis près de 20 ans, sa présence dans la loi constitue un outil d’intimidation destiné à dissuader toute expression publique ou organisationnelle de la communauté LGBTQ+. Les défenseurs des droits humains alertent sur le risque de destruction des mouvements de défense des droits LGBTQ+ et sur l’effet paralysant de cette législation dans la société ougandaise.

Jean Yourry ATOUT, Uni Fm

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