Processus électoral : des partis politiques appellent le CEP à revoir son calendrier d’inscription

Processus électoral : des partis politiques appellent le CEP à revoir son calendrier d’inscription

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Des acteurs politiques haïtiens montent au créneau contre le calendrier établi par le Conseil électoral provisoire (CEP) pour l’enregistrement des alliances politiques. Plusieurs formations estiment que le processus avance trop rapidement alors que les conditions nécessaires à une participation équitable ne seraient pas encore réunies.

Dans une déclaration publiée le 13 juillet 2026, plusieurs organisations politiques et sociales demandent au CEP de suspendre temporairement les étapes liées à l’inscription des groupements et regroupements de partis, prévues respectivement du 13 au 17 juillet et du 22 au 27 juillet.

Les signataires jugent que les délais accordés ne permettent pas aux partis de mener les discussions internes indispensables à la formation d’éventuelles alliances électorales. Ils appellent ainsi l’institution électorale à adopter une démarche plus inclusive afin d’éviter une exclusion de certaines structures politiques.

Au-delà de la question du calendrier, ces organisations mettent en doute la clarté du cadre réglementaire entourant les prochaines élections. Elles réclament notamment une meilleure harmonisation des documents officiels liés au processus et une clarification autour des différentes versions du décret électoral en circulation.

Parmi les personnalités ayant signé cette prise de position figurent Claude Joseph pour le parti EDE, Édouard Wadner du RDNP, Marcel Lumérant du KID et Jean Michel Lapin de Nouvelle Orientation.

Les signataires placent également la situation sécuritaire au centre du débat. Selon eux, l’instabilité qui persiste dans plusieurs zones du pays représente un obstacle majeur à l’organisation d’élections crédibles. Ils estiment que sans amélioration du climat sécuritaire, la participation des citoyens et des candidats pourrait être fortement limitée.

Ils demandent au CEP de prendre en compte la réalité du terrain avant de poursuivre les différentes phases du processus électoral. Parmi leurs propositions figurent la publication d’un cadre juridique définitif, l’élaboration d’un calendrier révisé et l’ouverture d’un dialogue avec les principaux acteurs politiques.

La déclaration porte également les signatures d’André Michel du SDP, Kenold Mathieu de Veye Yo, Francenet Denius de Debout Citoyen, Marie Denise Claude du Groupe d’opposition des anciens signataires du Pacte et Walson Sanon d’Anfòs Ayiti.

Tout en réaffirmant leur engagement en faveur du retour à un ordre démocratique, ces organisations préviennent qu’un processus électoral perçu comme précipité ou insuffisamment préparé pourrait fragiliser davantage la confiance de la population.

Elles invitent donc le CEP à privilégier la concertation et la transparence afin de garantir des élections reconnues comme légitimes par l’ensemble des secteurs concernés.

Jean Yourry ATOUT, Uni Fm

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