L’inculpation de Nicolás Maduro et de son épouse, Cilia Flores, aux États-Unis provoque une onde de choc diplomatique et politique à l’échelle mondiale. Selon la procureure générale américaine, Pamela Bondi, le président vénézuélien est accusé de complot de narco-terrorisme, de complot d’importation de cocaïne, de possession d’armes automatiques et d’engins explosifs, ainsi que de complot visant à utiliser ces armes contre les États-Unis. Le couple devra répondre de ces accusations devant la justice américaine, sur le sol américain.
Cette situation explosive fait suite aux déclarations de Donald Trump affirmant que les États-Unis avaient mené une opération ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro et à son exfiltration du Venezuela. Depuis, les réactions internationales se multiplient, révélant l’ampleur géopolitique de cette crise. La Russie, par la voix de ses autorités, dénonce une « grave violation de la souveraineté du Venezuela et du droit international », tandis que le président Vladimir Poutine tient des discussions à huis clos au Kremlin pour évaluer les implications de la situation. La Pologne, par l’intermédiaire de son ministre des Affaires étrangères Radosław Sikorski, a réagi de façon ironique, estimant que cette arrestation ne pouvait « arriver à quelqu’un de plus méritant ».
En Amérique latine, la Colombie a renforcé la sécurité le long de sa frontière avec le Venezuela, anticipant un éventuel afflux de réfugiés. L’Argentine, par la voix du président Javier Milei, a salué l’annonce comme un tournant politique majeur. À Caracas, la vice-présidente du Venezuela affirme que Nicolás Maduro et son épouse sont portés disparus, tandis que le ministre de la Défense, Vladimir Padrino López, dénonce dans une vidéo une « attaque américaine » et appelle à une mobilisation militaire massive.
Sur la scène internationale, le chef de l’opposition israélienne, Yair Lapid, a déclaré que le régime iranien devrait tirer des leçons de ce qui se passe au Venezuela. La Corée du Nord a estimé que le Venezuela avait commis une erreur stratégique en ne disposant pas de l’arme nucléaire, encourageant l’Iran à réfléchir aux conséquences.
Aux États-Unis, le sénateur Mike Lee a indiqué, après un échange avec le secrétaire d’État Marco Rubio, que Nicolás Maduro serait jugé devant la justice américaine, tout en précisant qu’aucune nouvelle action militaire n’était prévue. Washington insiste désormais sur la dimension judiciaire du dossier, mettant en avant la lutte contre le narcotrafic et le terrorisme transnational.
Entre accusations pénales inédites visant un chef d’État en exercice, tensions diplomatiques, inquiétudes sécuritaires régionales et réactions idéologiques, cette crise vénézuélienne ouvre une nouvelle phase d’instabilité aux conséquences encore imprévisibles. Uni FM suit de près l’évolution de cette situation exceptionnelle et vous tiendra informés en temps réel.




