Haïti : un journaliste de plus emporté par la spirale de violence

Haïti : un journaliste de plus emporté par la spirale de violence

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La violence armée continue de redessiner tragiquement le paysage social haïtien. Dans la soirée du vendredi 1er mai, le journaliste sportif haïtien Jean-Brunet Bontemps a été mortellement atteint par balles, dans un contexte encore non élucidé.

L’incident s’est produit à la Ruelle Alerte, à proximité du cimetière de Port-au-Prince, où il résidait. D’après les éléments disponibles, des tirs nourris ont été entendus dans la zone. C’est au cours de cette séquence de violence que le journaliste a été touché à plusieurs reprises alors qu’il se trouvait chez lui. Évacué en urgence vers un centre hospitalier, il a succombé peu après.

À ce stade, les circonstances exactes restent floues. Des témoins évoquent une intervention armée impliquant un véhicule assimilé aux forces de l’ordre, sans qu’aucune version officielle ne vienne confirmer ou infirmer cette hypothèse. L’origine des tirs mortels demeure donc incertaine.

La nouvelle a été confirmée par Kenson Désir, secrétaire général de l’Association haïtienne de la presse sportive (ASHAPS), qui déplore la disparition d’un professionnel engagé. Pour ses collègues, il s’agit d’un choc, mais aussi d’un signal alarmant de plus dans un climat déjà délétère.

Actif depuis plusieurs années dans le domaine, Jean-Brunet Bontemps collaborait notamment avec Énergie FM. Il faisait partie de ces journalistes qui, malgré la montée des risques, continuaient d’exercer leur métier au plus près des réalités locales.

Ce drame s’inscrit dans une série d’actes violents qui touchent indistinctement les citoyens, y compris ceux dont la mission est d’informer. Il intervient à la veille de la Journée mondiale de la liberté de la presse, dans un pays où cette liberté se heurte chaque jour davantage à l’insécurité.

Au-delà de l’émotion, une question persiste : jusqu’où cette situation peut-elle encore évoluer sans réponse concrète ? Une enquête devrait être ouverte pour tenter d’établir les faits et situer les responsabilités.

En attendant, une nouvelle voix s’est éteinte et avec elle, un peu plus d’espoir pour une presse qui lutte pour survivre dans un environnement de plus en plus hostile.

Jean Yourry ATOUT, Uni Fm

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