La commune de Marchand-Dessalines, dans le département de l’Artibonite, a une nouvelle fois été le théâtre d’une attaque armée d’envergure. Des individus identifiés comme membres du groupe « Kokorat San Ras », alliés à « Gran Grif », ont pris pour cible le commissariat de la ville, qu’ils ont incendié avant d’entamer sa démolition.
Selon plusieurs sources concordantes, les assaillants ont mis le feu au bâtiment avant de le saccager méthodiquement, utilisant notamment des masses pour en détruire la structure. Cette stratégie, déjà observée dans d’autres zones sous pression des groupes armés, semble viser à effacer toute présence symbolique de l’État dans ces territoires.
Cette nouvelle attaque intervient dans un contexte sécuritaire déjà extrêmement fragile. Elle marque une escalade dans les actions des gangs, qui ne se contentent plus d’affrontements ponctuels, mais cherchent désormais à démanteler les infrastructures publiques de manière systématique.
La violence de l’assaut a provoqué un mouvement de panique au sein de la population locale. De nombreux habitants, craignant pour leur vie, ont fui la zone ou se sont confinés chez eux, alors que des tirs sporadiques étaient signalés dans les environs.
Aucune information officielle n’a encore été communiquée concernant d’éventuelles victimes ou une intervention des forces de l’ordre. Toutefois, cette attaque relance le débat sur la capacité des autorités à répondre efficacement à la montée en puissance des groupes armés dans l’Artibonite et au-delà.
Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une détérioration continue du climat sécuritaire et appellent à des mesures urgentes pour rétablir l’ordre et protéger les populations civiles.
Nous continuons de suivre de près l’évolution de la situation.
Jean Yourry ATOUT, Uni Fm




