Insécurité à Kenscoff : Massillon Jean presse l’État de maintenir une pression constante sur les groupes armés

Insécurité à Kenscoff : Massillon Jean presse l’État de maintenir une pression constante sur les groupes armés

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Confrontée à une recrudescence des violences, la commune de Kenscoff demeure sous la menace des groupes armés. Face à cette situation, le maire Massillon Jean appelle les autorités à renforcer durablement le dispositif sécuritaire et à poursuivre sans relâche les interventions de la Police nationale d’Haïti (PNH).

Invité de Radio Méga mercredi, le chef de l’administration communale a dressé un tableau alarmant de la situation. Il a indiqué que les récentes attaques ayant visé notamment la localité de Robin ont provoqué d’importantes pertes matérielles, plusieurs résidences et véhicules ayant été réduits en cendres.

Selon l’élu, l’insécurité qui frappe Kenscoff depuis près de dix-neuf mois continue de pousser de nombreuses familles à quitter leurs habitations. Il estime que l’objectif des groupes armés est de consolider leur emprise sur plusieurs secteurs de la commune, au détriment de la population civile.

Massillon Jean a également évoqué des informations faisant état d’enlèvements de civils qui auraient ensuite été utilisés comme boucliers humains. Il affirme par ailleurs que, lors des attaques du 8 juillet, des barricades ont été érigées afin d’entraver la progression des forces de l’ordre. Ces allégations n’ont toutefois pas été corroborées par des sources indépendantes.

Le maire considère que les opérations policières, bien qu’importantes, doivent être renforcées et s’inscrire dans la durée pour empêcher le retour des assaillants après chaque intervention. Il appelle les autorités centrales à fournir à la PNH les moyens humains et logistiques nécessaires pour reprendre le contrôle des zones affectées.

Dans l’attente d’une amélioration de la situation, un couvre-feu est en vigueur sur l’ensemble de la commune entre 21 heures et 6 heures. Les autorités espèrent ainsi limiter les mouvements nocturnes et faciliter le travail des forces de sécurité.

Aucune donnée officielle sur le nombre de victimes ou l’ampleur exacte des destructions n’avait été rendue publique au moment de la déclaration du maire.

Jean Yourry ATOUT, Uni Fm

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