Cité Soleil s’enfonce un peu plus dans l’horreur. Depuis le week-end jusqu’au lundi 11 mai 2026, une vague de violences armées d’une rare brutalité a secoué plusieurs quartiers de la commune, laissant derrière elle des dizaines de cadavres, des maisons en flammes et une population terrorisée.
Aral, rue Germain, Sarthe 40, Route Neuve, Blanchard, Pierre 6, Fourgy, Terre Noire, Nerette ou encore Malo : dans ces zones, les rafales d’armes automatiques ont remplacé le silence des rues. Des milliers d’habitants ont fui en abandonnant vêtements, documents et souvenirs, avec pour seul objectif : échapper à la mort.
Selon des informations relayées par Combite pour la Paix et le Développement, plusieurs groupes armés se livrent une guerre féroce pour le contrôle du territoire. Les affrontements ont provoqué une véritable scène de désolation : maisons incendiées, commerces désertés et quartiers pratiquement vidés de leurs habitants.
Des témoins évoquent un bilan dépassant les 80 morts. Des corps auraient été retrouvés dans certaines zones après les attaques. D’autres victimes auraient succombé à des crises cardiaques ou à des malaises provoqués par la peur et l’intensité des tirs qui ont résonné durant des heures.
À Cité Soleil, la vie semble suspendue. Les écoles restent fermées, les activités économiques sont paralysées et des familles entières errent sur les routes avec quelques sacs à la main, sans savoir où trouver refuge.
Pendant que les armes parlent, la population, elle, continue de payer le prix fort d’une violence qui transforme peu à peu certains quartiers populaires de Port-au-Prince en véritables zones de guerre.
Jean Yourry ATOUT, Uni Fm




