Port-au-Prince, 27 août 2026. La situation des droits humains en Haïti s’est fortement détériorée au cours du deuxième trimestre de l’année 2026, selon un rapport publié par le collectif de défense des droits de la personne Défenseur Plus. Entre avril et juin, l’expansion des groupes armés dans plusieurs régions du pays, notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, la Plaine du Cul-de-Sac, l’Artibonite et le Centre, a contribué à une multiplication des violences.
Le droit à la vie gravement menacé
Le droit à la vie demeure particulièrement menacé, souligne l’organisation. Après avoir recensé au moins 705 personnes tuées au premier trimestre 2026, Défenseur Plus fait état d’un nombre encore élevé de victimes au cours des trois mois suivants.
Selon les données compilées par l’organisation, 432 personnes ont été tuées en avril, tandis qu’en mai, au moins 541 personnes ont perdu la vie. Pour le mois de juin, 427 décès ont été recensés dans différents incidents liés à l’insécurité.
Ces victimes sont mortes dans des circonstances diverses, notamment lors d’attaques armées, d’assassinats et d’incidents impliquant des agents de l’État.
Les enlèvements en forte progression
Le kidnapping, la séquestration et les disparitions constituent également une préoccupation majeure pour Défenseur Plus. Après 51 cas documentés au premier trimestre 2026, l’organisation constate une hausse importante des enlèvements entre avril et juin, particulièrement dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.
Le rapport fait état d’au moins 32 personnes enlevées en avril, notamment à Pétion-Ville. En mai, 57 personnes auraient été victimes de kidnapping ou de séquestration. La tendance s’est aggravée en juin, avec 71 personnes victimes d’enlèvement.
Ces chiffres illustrent, selon Défenseur Plus, la persistance de l’insécurité et la vulnérabilité croissante de la population face aux groupes armés.
Une situation qui interpelle les autorités
À travers ce rapport, Défenseur Plus tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation sécuritaire et ses conséquences sur les droits fondamentaux de la population. La multiplication des homicides, des enlèvements et des autres formes de violences met en évidence l’ampleur de la crise et la nécessité d’une réponse efficace des autorités pour protéger les citoyens et garantir le respect des droits humains.
Leger Denis




