Quand Alix Didier Fils-Aimé gouverne contre son peuple

Quand Alix Didier Fils-Aimé gouverne contre son peuple

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Ce n’est plus un malaise. Ce n’est plus un décalage. C’est une faute politique majeure.

Aujourd’hui, le pouvoir dirigé par Alix Didier Fils-Aimé ne se contente plus d’échouer : il gouverne comme si la souffrance du peuple haïtien n’avait aucune importance. Comme si la misère généralisée, l’insécurité permanente et l’effondrement économique n’étaient que des détails dans un agenda politique froid et calculé.

Pendant que le pays brûle, le gouvernement temporise. Pendant que les familles s’enfoncent dans la faim, il communique. Pendant que la peur dicte la vie quotidienne, il s’organise pour durer.

Ce n’est pas de l’inaction. C’est un choix.

Le choix de laisser pourrir la situation. Le choix de transformer la crise en mode de gouvernance. Le choix de miser sur l’épuisement d’un peuple déjà à genoux.

Car un peuple affamé ne manifeste pas longtemps. Un peuple terrorisé ne renverse pas facilement. Voilà la vérité brutale que ce pouvoir semble avoir intégrée  et exploitée.

Il ne s’agit plus de gouverner pour le pays, mais de tenir face au pays.

Et dans cette logique, tout devient acceptable : le silence face aux drames, l’absence de réponses, l’improvisation permanente, l’incapacité assumée. Ce pouvoir ne corrige plus ses erreurs  il les normalise.

Le scandale, c’est cette indifférence froide.

Cette capacité à regarder une nation sombrer sans jamais changer de cap. À parler d’avenir quand le présent s’effondre. À se maintenir pendant que tout le reste s’écroule.

C’est là que se trouve le véritable “festin” : dans la confiscation du pouvoir pendant que le peuple paie le prix. Dans cette manière de régner sur les ruines en appelant cela de la stabilité.

Mais l’histoire est implacable.

On ne gouverne pas durablement contre la réalité. On ne construit rien sur la fatigue, la peur et la misère. Et surtout, on ne peut pas éternellement ignorer un peuple sans en subir les conséquences.

Le temps du déni est terminé.

La question n’est plus de savoir si ce gouvernement est dépassé.

La question est de savoir jusqu’où il est prêt à aller pour rester en place pendant que le pays disparaît.

Abdias DENIS
Spécialiste en Développement
Philosophe – Politologue
Professeur – Journaliste
Essayiste – Pamphletaire

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