Examens d’État 2026 une forte participation de 97 % saluée par le MENFP dans un contexte éducatif encore fragile

Examens d’État 2026 une forte participation de 97 % saluée par le MENFP dans un contexte éducatif encore fragile

IMG_4195

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP)) a annoncé un taux de participation de 97 % aux examens officiels de la session 2026, couvrant la 9e année fondamentale, le Centre d’Éducation familiale et les écoles normales d’instituteurs et de jardinières d’enfants.

Sur près de 189 849 candidats attendus, 184 154 ont effectivement pris part aux épreuves organisées du 29 juin au 2 juillet sur l’ensemble du territoire national. Un chiffre que les autorités présentent comme un signe de continuité administrative, malgré les contraintes persistantes qui affectent le secteur éducatif.

Dans un contexte marqué par des difficultés structurelles, la tenue des examens a nécessité une coordination étroite entre les différentes institutions publiques et les acteurs éducatifs. Les autorités soulignent que, dans la majorité des centres, les opérations se sont déroulées sans perturbations majeures, bien que certaines zones aient dû composer avec des défis logistiques et sécuritaires.

Le directeur général du MENFP, Osny Jean Marie, a mis en avant l’engagement des équipes techniques et administratives mobilisées à travers le pays, estimant que cette session reflète un effort collectif de stabilisation du calendrier scolaire. Il a également indiqué que de nombreux candidats ont jugé les épreuves accessibles, ce qui, selon lui, traduit une certaine adéquation entre les contenus et les enseignements dispensés.

La sécurisation des centres a reposé sur le déploiement des forces de l’ordre, notamment la Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAd’H), dont la présence a été déterminante dans plusieurs zones sensibles pour assurer le bon déroulement des épreuves.

Le ministère a également mis en avant l’appui du Programme national de cantines scolaires, soutenu par le Fonds national de l’éducation, ayant permis la distribution de repas à des candidats dans plusieurs centres, notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, le Plateau central et l’Artibonite.

Alors que cette première étape des examens nationaux s’achève, les autorités éducatives se tournent désormais vers les épreuves du baccalauréat prévues pour la mi-juillet, dans un contexte où la question de la stabilité du système éducatif reste au cœur des préoccupations.

Partager maintenant