Le centenaire de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) rassemble à Paris des professionnels des médias venus du monde entier pour réfléchir à l’avenir du journalisme. Entre célébration historique et débats de fond, l’événement met surtout en lumière les défis contemporains liés à la liberté de la presse.
Dans cette dynamique, Haïti est représentée par la journaliste Marie Raphaëlle Pierre, déléguée de l’Association des journalistes haïtiens (AJH). Sa participation s’inscrit dans une démarche de représentation institutionnelle, visant à replacer la presse haïtienne dans les échanges internationaux sur les normes et les garanties professionnelles.
Journaliste chevronnée avec 28 ans de carrière, elle intervient dans les discussions en mettant l’accent sur la nécessité de renforcer les capacités des médias haïtiens, notamment en matière de formation, de structuration des rédactions et de respect des standards éthiques. Son message s’inscrit davantage dans une logique de reconstruction et de professionnalisation du secteur que dans une approche strictement alarmiste.
Dans un contexte où les médias haïtiens évoluent entre contraintes économiques, instabilité sécuritaire et transformations numériques, la question de l’organisation interne de la profession devient centrale. Pour plusieurs participants au congrès, la situation d’Haïti illustre aussi l’urgence de soutenir les infrastructures journalistiques locales afin de garantir un meilleur encadrement du métier.
Au-delà des difficultés, les échanges à Paris ont également mis en avant des perspectives de coopération internationale, notamment en matière de formation, de protection juridique et de renforcement des institutions de presse. Une orientation qui ouvre la voie à une approche plus constructive des défis rencontrés par les journalistes haïtiens.
Dans ce cadre, la présence de Marie Raphaëlle Pierre ne se limite pas à un témoignage, mais s’inscrit dans une démarche de repositionnement de la presse haïtienne comme acteur engagé dans les standards internationaux du journalisme.
Le centenaire de la FIJ devient ainsi un espace de dialogue où Haïti cherche moins à exposer ses crises qu’à s’intégrer dans une dynamique globale de professionnalisation et de coopération médiatique.
Jean Yourry ATOUT, Uni Fm




