Dener Ceide

Dener Ceide naît à Cherettes, une localité de Saint-Louis du Sud en 1979. Artiste dans l’âme,

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La criminalité : un problème loin d’être résolu en Haïti

La criminalité : un problème loin d’être résolu en Haïti

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La détérioration du climat sécuritaire inquiète plus d’un et les autorités policières semblent être dépassées par cette situation. Des acteurs de la société civile mettent en question la capacité des dirigeants. Le collectif défenseur plus, redoute le pire si aucune disposition, de nature à freiner la machine infernale de l’insécurité, n’est adoptée

De l’avis de la responsable de programme au sein du Collectif Défenseur Plus, Chaïna Étienne l’insécurité galopante à laquelle le pays est confronté, est la résultante de l’irresponsabilité des autorités judiciaires et politiques. Pour preuve, elle  évoque le manque de volonté politique dont fait montre le gouvernement en place, à cesser les actes criminels des gangs armés. Entre temps, les bandes armées  prennent de l’extension.

Ils endeuillent les familles haïtiennes et sèment la pagaille au sein de la société. Aux abois, la population haïtienne ne sait à quel saint se vouer.

Face à cette situation, le Collectif Défenseur Plus, organisme de promotion et de défense des droits de l’homme dit redouter le pire si aucune disposition, visant le rétablissement de la paix, n’est adoptée.

« Par conséquence, si rien n’est fait pour stopper les actes de banditisme dans le pays, les bandits arriveront à un moment où ils s’autoproclameront président, premier ministre.», craint Chaïna Etienne.

« Alors que les autorités mettent l’accent sur les victimes d’assassinat, de violence physique, de viols entre autres, dans tous les recoins du pays, beaucoup de personnes sont portées disparues. Leurs familles n’ont aucune nouvelle d’elles. Malheureusement, ces gens-là ne font pas partie des personnes comptabilisées par les autorités.», a asséné Chaïna Étienne.

L’insécurité grandissante qui règne  depuis quelques temps dans le pays n’épargne personne, même les officiers de police, chargés de garantir la sécurité sur le territoire national. Voilà pourquoi,  Me Etienne estime que les policiers devraient bénéficier d’une assistance psychologique. 

« Les policiers aussi vivent la même situation que nous. Comme tout être humain, ils ont des droits. L’institution policière ne répond pas vraiment à leurs besoins. Ils sont délaissés.», a-t-elle déploré

Pour contrecarrer les actes criminels des malfrats, le gouvernement en place avait sollicité, de l’Organisation des Nations Unies (ONU), une intervention de forces militaires. La communauté internationale s’est montrée, cependant, réticente, à l’idée d’envoyer des troupes militaire en Haïti.
Entre temps, elle continue à sanctionner des personnalités de la classe politique et des acteurs économiques qui, selon elle,  financent des gangs armés et entretiennent l’économie criminelle dans le pays.

Nickelson SAINT HILAIRE

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